Friedrich Nietzsche

L'État , c'est ainsi que s'appelle le plus froid des monstres froids et il ment froidement, et le mensonge que voici sort de sa bouche : « Moi, l'État, je suis le peuple. »

Maxime Gorki

Le mensonge est la religion des esclaves et des patrons

vendredi 30 octobre 2009

dimanche 25 octobre 2009

Retour sur la torture

De l'auteure du film Le Monde selon Monsanto

Mon opinion bien personnelle ? Je trouve ce film plutôt mou. C'était déjà ma critique face à son ouvrage sur Monsanto. Peut-être faut-il rester tiède pour conserver quelques chances de passer le rempart de l'omerta pro-apathie. Bref, je lui laisse le bénéfice du doute. Après tout, il peut être utile de garder des cartes, de sous-jouer, de rester bien calme. Je n'en suis pas toujours capable, et en fait, sur le sujet de la torture, plus le temps passe et plus je trouve que ma propre réaction a été en-dessous de ce qu'elle aurait dû être. Pour ce qui est de ceux qui ont cru légitime d'exploiter ces thèmes pour rire, bander ou vendre leur talent, après avoir consacré des heures et des heures à réfléchir à la question, je les considère désormais comme des raclures.

lundi 19 octobre 2009

La Nasa cloue le bec à ses détracteurs


Une pièce historique à l'échelle de la conquête de la galaxie — à conserver dans ta collection de jolies images !

En effet, l'organisation, qui s'est rendue célèbre en envoyant des drapeaux flotter sur la Lune dans les années soixante-dix révèle aujourd'hui les preuves irréfutables de son utilité pour la race humaine en général et pour tous ceux qui aiment bien qu'on leur bourre le mou en particulier. Les clichés hypers-scientifiques publiés aujourd'hui révèlent de façon indubitable l'imbécilité du public et prouvent hors de tout doute raisonnable que la preuve est faite et que sinon, c'est une théorie de compote.

La photo à très haut gamut de résolution scientifique numérique à bio-DEL poly-sophistiqué montre un détail jusque-là inimaginable du phénomène très pointu de la Space anomaly deep fold interspersed grain revolving plasma velocity radiation, phénomène que le prix nobel Ernst Ziekartofelnimzie-Püpü décrit comme « préoccupant au plan entropico-quantique ». Pour résumer, il faudra des trillions.

vendredi 9 octobre 2009

GAG :
Le Caniche des armuriers reçoit le Nobel de la paix

Vaut mieux apprendre ça que d'être fait cul-de-jatte !





Quelle époque, non, mais quelle époque ! Même dans mes cauchemars les plus sinistres, jamais j'aurais cru vivre un jour sur une planète devenue si réjouissante. Quel est maintenant la proportion de socioschizophrènes autour de nous ?

J'ai regardé CNN, l'autre soir. Une demie-heure. Les Marines parlent de leurs émotions en Irak. Obama va augmenter les troupes en Afghanistan. Tsahal patrouille courageusement à Gaza. Les gentils Marines soignent les pauvres Philipines et leurs bébés. Le vilain Polanski a dévoré dix-mille bébés et a fait cuire leurs organes sexuels en se masturbant dans le drapeau SS. Personne pour démanteler les antennes ? Personne pour dire « stop ». Personne (ou alors bien peu) pour crisser son sabot dans l'engrenage ? Avant que ça aille trop loin ?

J'ai parlé la semaine dernière avec la fille d'un ancien officier SS. Ben bouhi ! Dieter avait suivi ses potes, avait rejoint le club. Ensuite, il a passé sa guerre à obéir aux ordres de la manière la plus correcte possible, en respectant les procédures, en gérant les consignes, en accord avec cette bonne vieille valeur conservatrice qu'est le désir de ne pas trop secouer la barque. Il s'est dit pendant toutes ces années que s'il longeait la grosse ligne tracée d'en haut tout irait pour le mieux, qu'il ne pourrait jamais mal faire.

Dieter a tiré, oui. Il a fermé la clôture. Il a poussé la dame dans le camion. Il a tiré encore. Puis il a pris ses vacances, est allé faire du ski, ou des confitures. Au retour, il a paradé dans Krakow pendant une heure. Il a filé un coup de crosse à un bambin. Il a fixé sa baïonnette. Il a couru vers sa position. Il a été porter trois caisses de munitions. Il a nettoyé les latrines. Il a fait le guet. Il est retourné dans sa famille, boire des pils et manger des brotwurst. Ensuite on l'a muté en Vendée, il a coulé du ciment, joué aux cartes, torturé une paysanne. Il a reçu des décorations, des récompenses, a monté en grade. Puis son unité a été déployée à Kursk, où il a abattu plus de dix bougres de l'Armée Rouge et vu cent de ses confrères déchiquetés en direct. Il a ensuite pris part à la longue, maigre, interminable, malade, sèche, infinie retraite jusqu'à Berlin. Il a fait tout ça. Il a consenti. Il a cru. Il a obéi. Il a fait son devoir. Jusqu'au bout.

Encore aujourd'hui, des gens le désignent parfois dans la rue. « Un ancien officier SS ! Oouh ! » Il s'Est obstiné à demeurer dans le même quartier jusqu'à la fin de ses jours. Il refuse de nier son passé ou d'en fuir les conséquences. Il a décidé de boire jusqu'à la lie le breuvage infâme de ce siècle monstrueux. Pas d'Amérique latine, de Californie, ou d'université Laval pour grand-père Dieter. Il aimait ses potes et les a suivis. On lui a dit de se tenir en rang et il a su le faire. Je vous entends toutes et tous, vous qui réchauffez aujourd'hui cette réplique enfantine apprise par cœur dans les sermons de l'après-guerre : « Moi, je me serais révolté. Moi j'aurais dit non. Moi j'aurais pris le maquis. » Qu'on se réjouisse. L'heure est enfin arrivée de le prouver.

Que du bonheur

jeudi 8 octobre 2009

mercredi 7 octobre 2009

Mouahaa haaa